Commune de La Rochebeaucourt et Argentine

Commune de La Rochebeaucourt et Argentine

Une porte d'entrée sur la Dordogne

 
 
 
 

Ça peut secouer au nord

Article paru dans le journal Sud Ouest du 29 avril 2011.

Dès le 1er mai, certains permis de construire devront intégrer des mesures de prévention.

Tous les Périgordins, hormis les plus jeunes, se souviennent d’avoir ressenti des secousses telluriques en Dordogne (1). Oh, rien de bien méchant. Au pire, un objet qui chute, un peu de plâtre qui s’effrite. Au maximum, un lustre qui se balance, un cliquetis de verres dans un placard. À peine a-t-on le temps de s’en apercevoir qu’on croit avoir rêvé. Rien à voir, bien sûr, avec le Japon, ni même avec les Pyrénées.

223 communes des Périgords vert et blanc sont désormais classées en zone 2 (risque faible). photo DR

Néanmoins, pour 223 communes du nord et de l’est du département (voir ci-contre), la donne va changer, le 1er mai, pour certains permis de construire. En effet, jusqu’à présent, aucune mesure préventive n’était exigée en Périgord. Mais la carte des aléas sismiques, revue en 2005, a pris en compte tous les précédents historiques et établi cinq zones de sismicité, allant de 1 (très faible) à 5 (fort). Le Périgord vert et une partie du Périgord blanc se retrouvent ainsi classés en zone 2 (faible). Tout le reste du département est classé en zone 1, à risque très faible, comme par le passé.

Casernes, écoles, collèges…

Concrètement, dans les communes où le risque est de niveau 2, les particuliers ne sont pas visés, à moins qu’ils n’envisagent de construire un immeuble de plus de 28 mètres de haut, ce qui en Nord-Dordogne serait des plus fantaisistes. En revanche, les nouvelles règles parasismiques s’appliquent aux bâtiments neufs ou à rénover pouvant accueillir plus de 300 personnes – les établissements scolaires, les établissements sanitaires et sociaux, les centres de production collective d’énergie, mais aussi les casernes de pompiers ou de gendarmerie, les bâtiments assurant la production et le stockage d’eau potable, la distribution d’énergie…

Ce sont les maîtres d’œuvre qui devront s’assurer du respect des nouvelles normes, prenant en compte la nature des sols, mais aussi la structure, la géométrie de l’immeuble, etc.

Ce sera par exemple le cas pour la rénovation du collège de Piégut-Pluviers qu’a programmée le Conseil général pour l’an prochain. Reste, comme le précise Marc Bécret, directeur général des services départementaux, qu’« il est probable que l’on respectait déjà ces normes sans le savoir ». Également concernée, la caserne de pompiers de Nontron, qui doit être restructurée, elle aussi, dans les prochains mois.

Souvenirs sismiques

31 janvier 2005 à 6 h 55 : telle est la date du dernier tremblement de terre en Dordogne. L’épicentre se situait au sud-ouest de Nontron, et l’intensité était de 4 sur l’échelle européenne EMS 98 (ex-MSK), qui compte 12 niveaux, soit « une secousse largement ressentie dans et hors les habitations ». Elle n’a cependant traumatisé personne.

Le 23 février 2000, la secousse a été plus forte et a nourri bien des conversations : 5 en intensité sur l’échelle EMS 98 ; 3,4 de magnitude sur l’échelle de Richter. L’épicentre se situait dans la commune de Champagne-et-Fontaine, dans le Verteillacois. « Une secousse forte » qui réveille les dormeurs, fait chuter les objets, provoque éventuellement de légères fissures. À l’époque, de Mareuil à Verteillac, les témoins évoquent un roulement de tonnerre ou le bruit d’un avion passant le mur du son. Sans oublier, bien sûr, « le sol qui vibrait », « tout remuait par terre »…

Mis à part ces deux-là, les séismes dont l’épicentre se situe en Dordogne sont extrêmement rares. Il faut remonter au 15 octobre 1847 pour en trouver un troisième à Siorac, dans la vallée de la Dordogne. L’intensité était alors de 5,5, ce qui a dû causer quelques frayeurs et de légers dégâts.

En revanche, il est beaucoup plus fréquent que des tremblements de terre dans les Pyrénées, en Charente, Charente-Maritime, voire en Limousin, soient ressentis en Périgord. Les exemples ne manquent pas : le 8 septembre 1976, une secousse à Oradour-sur-Vayres, en Limousin, était d’intensité de 3,5 à Nontron. Même conséquence le 6 novembre 1978, quand la terre a tremblé à Chalus.

L’île d’Oléron est également sujette aux secousses. Ainsi, celle du 7 septembre 1972, d’intensité 7 sur l’île, était de 4 dans le Nontronnais. Phénomène qui s’était déjà produit le 20 juillet 1958 avec une intensité de 6 sur l’île. Un tremblement de terre (7 MSK) à Rouillac en Charente, le 28 septembre 1935, avait une intensité de 4,5 à Mareuil.

Quand les Pyrénées se réveillent, même les Périgourdins peuvent trembler. Ainsi, l’important séisme du 13 août 1967 à Arette (8 MSK) a été ressenti jusqu’à Périgueux par les personnes au repos et/ou aux étages. Celui d’Arudy du 29 février 1980 (7,5 MSK) a légèrement secoué les habitants des environs du Buisson (3,5 MSK). Ou encore celui du 25 novembre 1958 dans les Hautes-Pyrénées, à Hèches, en Bigorre (6,5 MSK), à Saint-Pardoux-la-Rivière (3 MSK)…

(1) Sur le site Internet sisfrance.net, on trouve des cartes et des tableaux recensant les séismes commune par commune.

Article original : ici


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