Il y a les rayons remplis, les produits soigneusement choisis, les commandes passées auprès des fournisseurs, les clients accueillis avec le sourire. Mais il y a aussi les journées calmes, les imprévus, les factures et les charges qui, elles, continuent de tomber quel que soit le chiffre d’affaires réalisé.
Margot & Emiliano : deux jeunes voulant s’impliquer pour leur village
Installés dans le village depuis 2023, nous avons souhaité nous investir dans un projet dynamique pour le bourg de La Rochebeaucourt, riches de nos parcours respectifs.

Horaires d’ouverture :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 8h30-13h00 / 16h30-18h30
Jeudi : fermé
Samedi : 8h30-13h00
Dimanche : 8h30-11h30
Adresse : Le local 24, Rue de Ribérac, La Rochebeaucourt-et-Argentine, France
Google Mas : ici
Site en ligne : https://le-local-24.sumupstore.com
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=61573361500418
Email : lelocal.dordogne@gmail.com
Téléphone : 0622383361
La courbe présentée ici raconte cette réalité.

Pas celle d’une grande enseigne.
Pas celle d’une entreprise qui réalise des millions d’euros.
Celle d’une petite épicerie de village, ouverte depuis un an et demi.
Des hauts, des bas… et beaucoup de travail

Sur cette courbe, chaque pic correspond à une bonne journée. Une journée où les habitants sont venus plus nombreux, où les paniers ont été un peu plus remplis et où l’activité a permis de reprendre confiance.
Chaque creux représente au contraire une journée plus difficile.
Pourtant, que le magasin soit animé ou presque vide, le travail reste le même. Il faut ouvrir, réceptionner les livraisons, remplir les rayons, contrôler les stocks, passer les commandes, nettoyer, ranger, réparer et assurer le suivi administratif.
Les charges, elles non plus, ne s’arrêtent pas : électricité, frais bancaires, matériel, taxes sur les ventes, fournisseurs et dépenses liées au fonctionnement quotidien du commerce.
Ouvrir tous les jours ne signifie donc pas nécessairement gagner sa vie.
Plusieurs mois avant d’atteindre un équilibre
En regardant les chiffres de cette année, un constat apparaît clairement : il a fallu attendre le début de l’été pour que l’activité devienne enfin suffisamment importante pour me permettre de vivre de mon travail.

Pendant plusieurs semaines, puis plusieurs mois, l’épicerie est restée ouverte quotidiennement sans atteindre réellement son seuil d’équilibre.
Cela ne signifie pas que le commerce ne fonctionnait pas. Cela signifie simplement qu’une jeune activité a besoin de temps pour se faire connaître, trouver sa clientèle et entrer progressivement dans les habitudes des habitants.
Mon épicerie n’a qu’un an et demi. Je savais que les débuts demanderaient de la patience, de l’énergie et beaucoup de persévérance.
Cette courbe n’est donc pas un appel à la pitié. Elle montre simplement la réalité économique de nombreux petits commerces ruraux.

Un commerce local vit grâce aux petits achats du quotidien
Un commerce de proximité ne vit pas seulement grâce à quelques achats importants réalisés de temps en temps.
Il vit surtout grâce à des centaines de petits choix.
Acheter un pot de confiture produit dans la région.
Prendre son pain chez le boulanger du village.
Choisir une bière locale plutôt qu’un produit de grande distribution.
Venir chercher un paquet de pâtes, une bouteille de lait ou quelques légumes parce que l’on passe devant l’épicerie.
Pris séparément, chacun de ces achats peut sembler modeste. Mais additionnés les uns aux autres, ils permettent au commerce de payer ses fournisseurs, de couvrir ses charges, de renouveler ses produits et de continuer à ouvrir ses portes.
À titre d’exemple, une journée permettant simplement au commerce d’être viable peut représenter environ 20 clients dépensant 20 €, 30 clients avec un panier de 13 €, ou encore 50 clients avec un panier moyen de 8 €.
Il ne s’agit donc pas nécessairement de dépenser davantage. Il s’agit parfois simplement de penser au commerce local pour une partie de ses achats courants.

Acheter local, c’est aussi soutenir tout un territoire
L’épicerie accueille une part importante de produits locaux : légumes provenant des fermes voisines, produits laitiers, miel, confitures, farines, boissons, viandes, savons au lait de chèvre et de nombreuses autres productions du territoire.
Faire ses achats à l’épicerie ne soutient donc pas seulement un commerce.
Cela permet également de faire travailler des agriculteurs, des artisans et des producteurs installés à proximité. Cela entretient des liens économiques locaux et participe à la vitalité du village.
Un commerce de proximité, c’est aussi un lieu où l’on se rencontre, où l’on échange quelques nouvelles, où les personnes isolées peuvent trouver un peu de présence et où les habitants disposent encore d’un service accessible sans devoir parcourir plusieurs kilomètres.

Chaque achat est un vote
Choisir un commerce de proximité, c’est aussi choisir le village dans lequel nous souhaitons vivre demain.
Chaque achat est une forme de vote.
Un vote pour des rues vivantes.
Un vote pour des producteurs locaux.
Un vote pour des services accessibles.
Un vote pour un village dans lequel il est encore possible de se rencontrer, d’échanger et de créer du lien.
La disparition d’un commerce ne se remarque pas toujours immédiatement. Mais lorsqu’il ferme, c’est une lumière de moins, un service de moins et un lieu de vie qui disparaît.
Merci de faire partie de cette histoire
Malgré les difficultés, je ne regrette rien.
Cette aventure est exigeante, mais elle est profondément humaine. Chaque belle journée, chaque visite, chaque achat et chaque mot d’encouragement donnent du sens au travail accompli.
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis un an et demi, poussent la porte de l’épicerie.
Merci aux clients réguliers, à ceux qui viennent occasionnellement, à ceux qui parlent du commerce autour d’eux et à ceux qui choisissent les produits de nos producteurs locaux.
Vous êtes bien plus nombreux que vous ne l’imaginez à écrire cette histoire avec moi.
Et c’est grâce à vous qu’elle peut continuer.








